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Commissaire Aux Comptes Paris

la mission du commissaire aux comptes

Le Commissaire aux Comptes intervient dans certaines entreprises pour assurer aux actionnaires, aux salariés et aux tiers que les états financiers qui leur sont présentés, donnent une image fidèle de la situation financière et des performances de l'entreprise. On parle d'audit légal ou d'audit comptable et financier.

Le rôle du commissaire aux comptes est de surveiller le bon fonctionnement de l'entreprise et le respect des règles définies par le droit des sociétés et les statuts. Il contribue ainsi à créer la confiance, dans votre entreprise et autour de votre entreprise.

Pour garantir son intégrité, le commissaire aux comptes est nommé pour une durée de 6 ans et rémunéré selon un barème défini par décret par son client. Il n'a pas le droit de conseiller ses clients mais peut donner des "avis et recommandations".

Le Commissaire aux Comptes se différencie de l'Expert-Comptable dans la mesure ou il n'a pas pour fonction de produire un bilan ou des déclarations fiscales et sociales. Par contre, il les contrôle, comme il contrôle les documents juridiques et le fonctionnement de la société.

Le Commissaire aux Comptes exerce une profession règlementée. Il est diplômé d'Etat après 5 ans d'études et un minimum de 3 ans d'expérience en cabinet d'audit comptable et financier.

La profession du commissariat aux comptes est structurée et représentée par la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC). Chaque région possède ensuite une Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes dont dépend chaque Commissaire aux Comptes.

Les Commissaires aux Comptes dépendent directement du Ministère de la Justice et sont nommés par une Cour d'Appel. Ils sont soumis à des règles de contrôle très strictes.

La profession est également soumise au contrôle du Haut Conseil du Commissariat aux Comptes (H3C), autorité de contrôle externe qui assure la surveillance de la profession avec l'aide de la CNCC.

LES CONDITIONS D'EXERCICE DE LA MISSION

Les principes fondamentaux

L'indépendance, le respect du secret professionnel et la non-immixtion dans la gestion de l'entreprise sont des principes qui gouvernent l'exercice de la mission de certification.

Indépendance du Commissaire aux Comptes

Les textes législatifs et réglementaires consacrent une large part à l'indépendance de cette profession pour la réalisation de la mission d'audit. En effet, des gardes-fous ont été mis en place afin que l'opinion du contrôleur ne soit pas entravée par des éléments pouvant compromettre son intégrité, son impartialité et son indépendance.

Secret professionnel

Le Commissaire aux Comptes, ainsi que ses collaborateurs et experts, est astreint au secret professionnel pour les faits, actes et renseignements dont ils ont pu avoir connaissance à raison de leurs fonctions (c. com. art. L. 822-15). Ce dernier ne peut être levé que par des dispositions particulières.

Non-immixtion dans la gestion de l'entreprise

Le principe - Les pouvoirs importants conférés au commissaire aux comptes dans l'exercice de sa mission comportent cependant des limites. Ainsi, s'il a une mission permanente de vérification et de contrôle, le commissaire aux comptes ne peut, en revanche, s'immiscer dans la gestion de l'entreprise (c. com. art. L. 823-10). Cette interdiction permet d'éviter toute confusion entre les fonctions, et donc les responsabilités, des dirigeants et celles du contrôleur légal qu'est le commissaire aux comptes. C'est pourquoi le commissaire aux comptes ne peut accomplir des actes de gestion ni directement ni par association ou substitution aux dirigeants. Le commissaire aux comptes ne peut également exprimer des jugements de valeur, sur la conduite de la gestion prise dans son ensemble ou dans des opérations particulières.

Les dérogations - Toutefois, le principe de non-immixtion dans la gestion souffre de dérogations, notamment lorsque le contrôleur doit apprécier le caractère sincère de certaines opérations ou le caractère délictueux de certains faits, ou encore les éléments suceptibles de remettre en cause la continuité de l'exploitation de l'entreprise.

Les normes d'exercice professionnel

La mission du commissaire aux comptes s'exerce dans le respect de normes d'exercice professionnel, en tenant compte des bonnes pratiques professionnelles identifiées par le Haut Conseil du Commissariat aux Comptes (H3C) et publiées (décret 2005-1412 du 16 novembre 2005, art. 14). A ce titre, La Compagnie Nationale des Commissaires aux comptes a élaboré un référentiel normatif, s'inspirant largement des normes internationales d'audit (ISA) qui, selon la 8e directive européenne, doivent être appliquées (directive 2006/43/CE du 17 mai 2006 dont les dispositions doivent être transposées en droit interne avant le 29 juin 2008). Ces normes précisent les modalités d'application des principes fondamentaux et définissent les procédures essentielles à appliquer.

Depuis la loi sur la sécurité financière, le H3C est chargé de donner son avis sur ces dernières, avant leur homologation par arrêté ministériel.

Responsabilité du commissaire aux comptes

Obligation de moyens

Dans le cadre de son travail, le commissaire aux comptes doit effectuer toutes les diligences nécessaires à l'accomplissement de sa mission. Cependant, il n'est tenu qu'à une obligation de moyens et non de résultat. C'est pourquoi, il n'a pas à vérifier toutes les opérations, ni à rechercher systématiquement toutes les inexactitudes et irrégularités qu'elles pourraient comporter.

LA CONDUITE DE LA MISSION

Avant la réalisation des travaux liés à la certification des comptes annuels, le commissaire aux comptes doit avoir une connaissance générale de l'entreprise pour lui permettre d'analyser et d'évaluer ses risques (approche par les risques). Ce processus doit lui permettre, par la suite, d'élaborer son programme de travail et sa lettre de mission. Les textes prévoient expressément que les travaux fassent l'objet d'un plan de mission et d'un programme de travail annuels, établis par écrit, qui tiennent compte de la forme juridique de la personne, de sa taille, de la nature de ses activités, du contrôle éventuellement exercé par l'autorité publique, de la complexité de la mission, de la méthodologie et des technologies spécifiques utilisées par le ou les Commissaires aux Comptes (décret 69-810 du 12 août 1969, art. 119).

LES NORMES D'EXERCICE PROFESSIONNEL (les "NEP")

Les nouvelles normes d'exercice professionnel (ou NEP) constituent le nouveau référentiel du commissaire aux comptes. Ces normes ont valeur de loi et s'imposent à eux dans le cadre de l'exercice de leur mission. Ces normes, qui ont été homologuées, règlementent donc strictement la mission du commissaire et aux comptes, et définissent un cadre précis pour la mise en oeuvre de ses diligences.

Homologation de la norme PE par arrêté du 02/03/2009

L’article 59, I, 9° de la LME a introduit l’article L. 823-12-1 dans le Code de commerce qui dispose : « Les commissaires aux comptes exercent leurs diligences selon une norme d'exercice professionnel spécifique dans les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les sociétés à responsabilité limitée et les sociétés par actions simplifiées qui ne dépassent pas, à la clôture d'un exercice social, deux des seuils suivants, fixés par décret en Conseil d'État : le total de leur bilan, le montant hors taxes de leur chiffre d'affaires ou le nombre moyen de leurs salariés. Cette norme est homologuée par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. »

L’article 6 du décret n° 2009-234 du 25/02/2009 a crée l’article R. 823-7-1 du Code de commerce qui rappelle que les entreprises auxquelles la norme d’exercice professionnel visée à l’article L. 823-12-1 du Code de commerce est applicable sont :

  • Les sociétés en nom collectif,
  • Les sociétés en commandite simple,
  • Les sociétés à responsabilité limitée,
  • Les sociétés par actions simplifiées.
  • Il fixe les seuils à :

  • 1 550 000 € pour le total du bilan ;
  • 3 100 000 € pour le montant hors taxe du chiffre d’affaires ;
  • 50 salariés (nombre moyen de salariés permanents employés au cours de l’exercice).
  • La norme d’exercice professionnel Petites Entreprises a été homologuée par arrêté du 2 mars 2009 publié au JO du 14 mars 2009 page 4723.

    Cette norme a pour objet de définir les principes et les modalités de mise en œuvre qui sont applicables à l’audit que le commissaire aux comptes effectue en vue de certifier les comptes des entités suscitées. Elle pose comme principe que, pour fonder son opinion sur les comptes, le commissaire aux comptes doit accomplir les diligences que prévoient les NEP relatives à la certification des comptes en en adaptant les modalités de mise en œuvre.

    rappel immédiat

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    Code de déonotologie : nouveautés 2010
    Le Journal Officiel vient de publier le décret n° 2010-131 du 10 février 2010 modifiant le code de déontologie des commissaire aux comptes. Il comporte trois modifications importantes : - Assouplissement du dispositif relatif aux incompatibilités fournies par un membre du réseau à la maison mère ou à une filiale de la personne dont les comptes sont certifiés. - Remplacement du délai de viduité de deux ans (qui interdisait au CAC d'accepter une mission auprès d'une personne lorsque des services avaient été fournies à celle-ci par lui-même ou un membre de son réseau) par un système reposant sur l'approche par les risques avant d'accepter une mission. - Adaptation des incompatibilités relatives à la détention par le commissaire aux comptes d'intérêts financiers auprès de l'entité dont il certifie les comptes, ainsi que les règles relatives aux honoraires et à la dépendance financière.
    Ajouté le 2010-02-16

    Petite SAS créée avant le 1.1.2009 : le commissaire aux comptes peut il démissionner ?
    Dans les petites SAS créée avant le 1.1.2009 et qui sont en dessous de seuils rendant obligatoire la nomination d'un commissaire, le commissaire aux comptes ne peut pas démissionner sans motif. Une démission sans renouvellement par la société de son CAC, expose sa responsabilité. Elle rend nulles les assemblées générales.
    Ajouté le 2009-12-01

    Avis du H3C - Le non paiement des honoraires du commissaire aux comptes peut-il constituer un motif légitime de démission ?
    Le Haut Conseil du Commissariat aux Comptes (H3C) a été interrogé sur la possibilité pour un commissaire aux comptes de démissionner de son mandat lorsque l'entité dont il certifie les comptes ne règle pas les honoraires.

    Le Haut Conseil considère que si le commissaire aux comptes se trouve confronté à une impossibilité réelle d'obtenir le paiement de ses honoraires, il est en droit de démissionner du mandat concerné mais à la condition d'avoir mis en oeuvre préalablement les moyens juridiques dont il dispose pour obtenir le règlement de ses honoraires.

    Ajouté le 2009-11-16

    Transformation d'une SA en SAS - SAS en dessous des seuils - Fin du mandat du commissaire aux comptes avant son terme ?
    Une SA qui ne dépasse pas les seuils fixés à l'article R. 227-1 du Code de commerce se transforme en SAS après le 1er janvier 2009.

    Cette SA qui va se transformer en SAS ne dépasse pas les seuils fixés à l'article R. 227-1 du Code de commerce.

    Question : La SAS doit-elle conserver son commissaire aux comptes alors qu'au moment de sa transformation en SAS la SA ne dépassait pas les seuils de nomination obligatoire d'un commissaire aux comptes dans une SAS ?
    En cas de transformation en SAS, les associés peuvent décider, au cours de l'assemblée générale qui approuve la transformation, de mettre fin de manière anticipée au mandat du commissaire aux comptes en constatant que la SAS n'a pas l'obligation de désigner un commissaire aux comptes conformément à l'article L. 227-9-1 du Code de commerce.

    Ajouté le 2009-11-13

    Lancement des actualités du cabinet Efix Audit
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    Ajouté le 2009-11-12

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    Quels sont vos avantages ?

    1. Des honoraires raisonnables
    2. Plus de sécurité dans votre gestion
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    Nos références

    Nos clients sont des petites entités à taille humaine.
    Nos missions sont reconduites dans 96% des cas.

    Le commissaire aux comptes et l'expert comptable

    Le commissaire aux comptes et l'expert comptable sont complémentaires.

    L'expert comptable est là pour vous conseiller. Il vous aide au quotidien dans la gestion de votre entreprise. Il établi votre bilan et toutes vos déclarations fiscales.

    Le commissaire aux comptes est là pour veiller au bon fonctionnement de votre société. Il ne vous conseille pas mais peut vous donner des avis et recommandations.

    Votre expert comptable ne peut pas être votre commissaire aux comptes. Le commissaire aux comptes doit être indépendant. Il ne peut pas à la fois vous conseiller et vous contrôler.

    Le commissaire aux comptes est nommé par l'assemblée générale des actionnaires pour une durée de 6 ans.

    Les sociétés qui doivent nommer un commissaire aux comptes doivent nommer un commissaire aux comptes titulaire et un commissaire aux comptes suppléant. Le commissaire aux comptes suppléant n'interviendra que si le commissaire aux comptes titulaire est dans l'impossibilité d'effectuer sa mission.

    commissaire aux comptes « titulaire » vs « suppléant » : la différence ?

    Le commissaire aux comptes titulaire est nommé pour 6 ans pour suivre la vie de votre entreprise. A chaque exercice, il intervient pour suivre l'évolution de votre entreprise. A l'issu de son intervention, il émet un rapport.

    Le commissaire aux comptes suppléant est également nommé pour 6 ans. Il n'intervient que si l'intervenant titulaire démissionne ou est défaillant. Il est donc courant de ne jamais rencontrer son commissaire aux comptes « suppléant ». S'il n'intervient pas, il ne vous facturera aucune prestation.

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