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Audit SAS

Audit TPE PME

Une nouvelle norme, concernant le commissariat aux comptes dans les petites entreprises a été mise en place en mars 2009.

Il s'agit de la norme "PE" Petites Entreprises. Elle a été publiée au journal officiel le 14 mars 2009, ce qui veut dire qu'elle fait partie intégrante du Code de Commerce (article L.823-12-1) et s'intègre donc désormais dans le cadre du droit des sociétés.

Cette norme s'inscrit dans le cadre de l'allégement des obligations administratives des PME. Elle vise à alléger les travaux du commissaire aux comptes dans certaines petites sociétés remplissant certains critères :

- seules les SAS peuvent bénéficier de l'application de la norme PE Petites Entreprises (les SA en sont exclues),

- la société contrôlée doit avoir un expert-comptable,

- les comptes de la société ne doivent pas dépasser certains seuils (entités ne dépassant pas, à la clôture d’un exercice social, deux des seuils suivants : 1 550 000 € pour le total du bilan, 3 100 000 € pour le montant hors taxes du chiffre d’affaires, 50 salariés).

Détail de la norme PE Petites Entreprises:

Conformément à l’article L. 823-9, “les commissaires aux comptes certifient, en justifiant de leurs appréciations, que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la personne ou de l’entité à la fin de cet exercice”.

La présente norme a pour objet de définir les principes et des modalités de mise en œuvre applicables à l’audit réalisé par le commissaire aux comptes en vue de certifier les comptes des entités PME.

Principes

Pour fonder son opinion sur les comptes annuels, le commissaire aux comptes accomplit les diligences prévues par les normes d’exercice professionnel relatives à la certification des comptes, dont il adapte les modalités de mise en œuvre en se fondant sur son jugement professionnel et sur la présente norme.

En particulier, les dispositions de la norme d’exercice professionnel “principes applicables à l’audit des comptes mis en œuvre dans le cadre de la certification des comptes” s’appliquent à cette norme.

Principales modalités de mise en œuvre de la norme PE Petites Entreprises

Le commissaire aux comptes adapte, s’il y a lieu, la nature, le calendrier et l’étendue des procédures d’audit à mettre en œuvre pour prendre en compte notamment : le nombre peu élevé et la simplicité des opérations traitées par la structure, l’organisation interne et les modes de financement de l’entité, la présence d’un expert-comptable, l’implication directe du dirigeant dans le contrôle interne de l’entité, le nombre restreint d’associés.

Dans ce cadre, le commissaire aux comptes procède aux adaptations visées aux paragraphes 1 à 11 de la présente norme.

1. Lettre de mission :

Le commissaire aux comptes intervenant dans ces structures fait explicitement référence à la présente norme dans sa lettre de mission, et adopte en fonction de son jugement professionnel une rédaction appropriée au contexte de l’entité contrôlée.

2. Prise en considération de la possibilité de fraudes lors de l’audit des comptes :

Lors de l’identification et de l’évaluation du risque d’anomalies significatives dans les comptes résultant de fraudes, le commissaire aux comptes utilise la connaissance qu’il a du contexte et du tissu économique dans lesquels évolue l’entité qu'il contrôle.

La communication directe qu’il a avec le dirigeant de l’entité peut lui permettre d’appréhender le comportement et l’éthique professionnels de celui-ci.

3. Connaissance de l’entité et de son environnement et évaluation du risque d’anomalies significatives dans les comptes :

Dès lors que le commissaire aux comptes est en mesure d’apprécier le comportement et l’éthique professionnels du dirigeant, l’implication de ce dernier dans le processus d’autorisation et de contrôle des opérations peut constituer un élément de contrôle interne pertinent pour l’audit qu'il peut utiliser pour alléger les procédures mises en œuvre à l’issue de l’évaluation des risques.

4. Procédures d’audit mises en œuvre par le commissaire aux comptes à l’issue de son évaluation des risques :

Le commissaire aux comptes peut limiter la nature et l’étendue de ses contrôles de substance, en fonction notamment de l’environnement de contrôle de l’entité, du calendrier de son intervention si celui-ci lui permet de constater le dénouement des opérations enregistrées dans les comptes annuels et enfin de la présence éventuelle d’un expert-comptable sur le dossier.

5. Demandes de confirmation des tiers :

Lorsque son intervention a lieu plusieurs semaines après la clôture de l’exercice, le commissaire aux comptes peut estimer pertinent de valider la réalité des créances clients par les encaissements intervenus sur la période subséquente, et de contrôler l’exhaustivité des dettes fournisseurs par rapport aux factures reçues ou aux règlements effectués postérieurement à la clôture. L’utilisation de ces techniques de contrôle permet de limiter le recours à des demandes de confirmation des clients et fournisseurs de l'entité qu'il contrôle.

6. Appréciation des estimations comptables :

Le calendrier d’intervention du commissaire aux comptes peut lui permettre de s’appuyer, pour le contrôle de certaines estimations comptables, sur l’examen du dénouement postérieur à la clôture de l’exercice des opérations objets de ces estimations.

7. Evénements postérieurs à la clôture de l’exercice :

Dans un environnement de contrôle caractérisé par une implication opérationnelle du dirigeant, le commissaire aux comptes peut privilégier un entretien avec celui-ci pour identifier les événements postérieurs à la clôture et pouvant avoir une incidence sur la présentation des comptes annuels.

8. Déclarations de la direction :

Le commissaire aux comptes adapte au contexte de l’entité contrôlée la formulation des déclarations écrites qu’il demande à la direction, ou bien qu’il adresse au représentant légal de l’entité en lui demandant d’en confirmer les termes.

9. Utilisation des travaux d’un expert-comptable :

Lorsque l’entité a un expert-comptable, le commissaire aux comptes peut utiliser les travaux réalisés par ce dernier en tant qu’éléments collectés à l’appui de ses conclusions. Dès lors que pour certains comptes il estime que ces travaux sont suffisants et appropriés, il se limite à mettre en œuvre des procédures analytiques lui permettant de comprendre l’évolution des comptes concernés.

10. Justification des appréciations :

Le commissaire aux comptes peut adopter une rédaction succincte pour la justification de ses appréciations au sein de son rapport sur les comptes annuels lorsque les comptes de l’entité contrôlée ne comportent pas d’estimations comptables significatives fondées sur des éléments subjectifs, que la présentation des annexes et des états de synthèse ne présente pas de complexité particulière et que le nombre d’options dans le choix des méthodes comptables ou dans leurs modalités de mise en œuvre est réduit.

11. Documentation des travaux :

Le commissaire aux comptes constitue, dans le respect de l’article R. 823-10 et en prenant en compte les dispositions de la présente norme, un dossier adapté à la taille et aux caractéristiques de l’entité contrôlée et à la complexité de la mission.

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Code de déonotologie : nouveautés 2010
Le Journal Officiel vient de publier le décret n° 2010-131 du 10 février 2010 modifiant le code de déontologie des commissaire aux comptes. Il comporte trois modifications importantes : - Assouplissement du dispositif relatif aux incompatibilités fournies par un membre du réseau à la maison mère ou à une filiale de la personne dont les comptes sont certifiés. - Remplacement du délai de viduité de deux ans (qui interdisait au CAC d'accepter une mission auprès d'une personne lorsque des services avaient été fournies à celle-ci par lui-même ou un membre de son réseau) par un système reposant sur l'approche par les risques avant d'accepter une mission. - Adaptation des incompatibilités relatives à la détention par le commissaire aux comptes d'intérêts financiers auprès de l'entité dont il certifie les comptes, ainsi que les règles relatives aux honoraires et à la dépendance financière.
Ajouté le 2010-02-16

Petite SAS créée avant le 1.1.2009 : le commissaire aux comptes peut il démissionner ?
Dans les petites SAS créée avant le 1.1.2009 et qui sont en dessous de seuils rendant obligatoire la nomination d'un commissaire, le commissaire aux comptes ne peut pas démissionner sans motif. Une démission sans renouvellement par la société de son CAC, expose sa responsabilité. Elle rend nulles les assemblées générales.
Ajouté le 2009-12-01

Avis du H3C - Le non paiement des honoraires du commissaire aux comptes peut-il constituer un motif légitime de démission ?
Le Haut Conseil du Commissariat aux Comptes (H3C) a été interrogé sur la possibilité pour un commissaire aux comptes de démissionner de son mandat lorsque l'entité dont il certifie les comptes ne règle pas les honoraires.

Le Haut Conseil considère que si le commissaire aux comptes se trouve confronté à une impossibilité réelle d'obtenir le paiement de ses honoraires, il est en droit de démissionner du mandat concerné mais à la condition d'avoir mis en oeuvre préalablement les moyens juridiques dont il dispose pour obtenir le règlement de ses honoraires.

Ajouté le 2009-11-16

Transformation d'une SA en SAS - SAS en dessous des seuils - Fin du mandat du commissaire aux comptes avant son terme ?
Une SA qui ne dépasse pas les seuils fixés à l'article R. 227-1 du Code de commerce se transforme en SAS après le 1er janvier 2009.

Cette SA qui va se transformer en SAS ne dépasse pas les seuils fixés à l'article R. 227-1 du Code de commerce.

Question : La SAS doit-elle conserver son commissaire aux comptes alors qu'au moment de sa transformation en SAS la SA ne dépassait pas les seuils de nomination obligatoire d'un commissaire aux comptes dans une SAS ?
En cas de transformation en SAS, les associés peuvent décider, au cours de l'assemblée générale qui approuve la transformation, de mettre fin de manière anticipée au mandat du commissaire aux comptes en constatant que la SAS n'a pas l'obligation de désigner un commissaire aux comptes conformément à l'article L. 227-9-1 du Code de commerce.

Ajouté le 2009-11-13

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Ajouté le 2009-11-12

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Le commissaire aux comptes et l'expert comptable

Le commissaire aux comptes et l'expert comptable sont complémentaires.

L'expert comptable est là pour vous conseiller. Il vous aide au quotidien dans la gestion de votre entreprise. Il établi votre bilan et toutes vos déclarations fiscales.

Le commissaire aux comptes est là pour veiller au bon fonctionnement de votre société. Il ne vous conseille pas mais peut vous donner des avis et recommandations.

Votre expert comptable ne peut pas être votre commissaire aux comptes. Le commissaire aux comptes doit être indépendant. Il ne peut pas à la fois vous conseiller et vous contrôler.

Le commissaire aux comptes est nommé par l'assemblée générale des actionnaires pour une durée de 6 ans.

Les sociétés qui doivent nommer un commissaire aux comptes doivent nommer un commissaire aux comptes titulaire et un commissaire aux comptes suppléant. Le commissaire aux comptes suppléant n'interviendra que si le commissaire aux comptes titulaire est dans l'impossibilité d'effectuer sa mission.
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